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mardi 1 janvier 2013

Le Hobbit - Un retour en Terre du Milieu


Bonjour à toutes ! Je vous souhaite une bonne année et une bonne santé !

Comme vous l'auriez compris, j'ai deux amours, le nail art et le cinéma. Je ne compte plus les fois où je me suis rendue dans le multiplex près de chez moi, le nombre d'heures surtout que j'ai passé dans cette fameuse salle 12, où tous les « gros » films sont projetés (si on compte à eux-seuls tous les films de Peter Jackson, j'en suis déjà à plus de 14 heures.)

J'ai vu la Communauté de l'Anneau à 11 ans, les Deux Tours à 12, le Retour du Roi à 13 et lu les livres à 14 ans. Et c'est à ce jour et à mon goût, la meilleure adaptation cinématographique d'une trilogie romanesque. Aussi, vous comprendrez que j'attendais avec impatience de voir Le Hobbit depuis que Peter Jackson avait commencé à parler de son projet. Ça fait déjà plusieurs années. J'ai piaffé devant la bande annonce quand elle est sortie, il y a presque un an. Et enfin, je suis allée le voir au cinéma.

Je n'ai pas lu le livre, je n'ai donc aucun a priori en dehors de ceux créés par le Seigneur des Anneaux lui-même : je m'attendais donc à voir la contrée, Gandalf, les ogres, Dard (son épée), les Elfes, les Nains, la cotte de maille en Mithril, Gollum, l'Anneau.

Je ne suis pas du genre à regarder 56277 fois la bande annonce d'un film, et ses extraits, à lire les critiques avant d'aller au cinéma. J'ai remarqué que j'appréciais davantage la projection quand j'étais vierge de toutes idées reçues. Malheureusement, ce film était tant attendu que j'avais lu et entendu des critiques : des gens qui avaient détestés. Des gens qui disaient que ce n'était qu'une copie conforme du Seigneur des Anneaux, des gens qui avaient adorés, qui l'avaient trouvé encore mieux que la précédente trilogie. Des fans qui avaient peur d'aller voir le film, ne comprenant pas comment on pouvait adapter un livre de 400 pages en trois films, qui n'y voyaient qu'un produit marketing, et qui pensaient que le film serait bien plus sombre que le livre qui est avant tout une histoire pour enfants.

Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre, mais je savais une chose, j'avais hâte de retourner en Terre du Milieu !


Oui, moi aussi, j'étais pressée de te revoir Bilbon Sacquet

 Synopsis : Le film commence au début du Seigneur des Anneaux, alors que le vieux Bilbon Sacquet, rédige ses mémoires à l'intention de Frodon son neveu. Il y narre son voyage inattendu, et ses aventures spectaculaires. On se retrouve alors plongé soixante ans en arrière, alors que Bilbon, se complaisant dans le calme de son foyer, se retrouve envahi par des nains venus semble-t-il de nulle part. Ils ont en réalité été invité par Gandalf le magicien, et se réunissent afin de former une compagnie en vue d'une expédition périlleuse : retourner à la Montagne Solitaire combattre Smaug le dragon qui s'est emparé du logis et du trésor des nains. 

Mon ressenti immédiat : Le film m'a rendu schizophrène. Il y a deux avis complétement différents qui s'exclament en moi. L'un a trouvé le film génial, est très enthousiaste, comblé, l'autre est plus sceptique, se demande si ce n'est effectivement pas que du marketing, et une copie du Seigneur des Anneaux. Je pense que seule ma lecture du livre, me permettra de trancher.

En effet, le fait de vouloir faire une trilogie d'un livre aussi court (à savoir : un tome du SDA fait la taille du livre Bilbon le Hobbit et équivaut à un seul film), ça me semble un peu tiré par les cheveux. Surtout que le film est très long. D'un côté, on se dit que l'adaptation ne sera que plus fidèle, mais dans ce cas, deux films auraient suffi. Bon, il paraît que le second film serait principalement une adaptation des Contes et Légendes Inachevées de Tolkien, et que l'histoire de Bilbon reviendrait dans le dernier volet. On verra. La seconde chose qui me fait penser à une volonté marketing, c'est la 3D. Si, ça ce n'est pas LE truc marketing par excellence ! Personnellement, j'ai vu le film en 2D, et je le vis très bien !


Ne voyez-vous pas une petite ressemblance
avec l'affiche du Retour du Roi ?

 
J'ai aimé : Retourner dans l'univers du Seigneur des Anneaux. Voir Frodon Sacquet (Elijah me amor !), les clins d'œil au SDA, les splendides prises de vue, que ce soit pour les paysages réels, ou ceux créés par les effets spéciaux, la musique, magnifique comme d'habitude, retrouver Elrond, Galadriel, Gandalf, Bilbon, Gollum et l'Anneau. La compagnie des nains. Les scènes d'action, magistrales et très nombreuses. Les prémisses du Seigneur des Anneaux.

Je m'explique, il y a clairement des scènes qui n'existent pas dans le livre, ce qui explique sans doute pourquoi il est finalement possible de tirer trois films de ce livre. Ce n'est pas une adaptation strictement fidèle. Et c'est là que le film peut plaire ou déplaire : soit on est frustré parce que le film est plus noir que le livre, plus dans la lignée du seigneur des anneaux, qu'il y a des scènes qui n'existent pas dans Bilbo (ou en tout cas, pas présentées comme dans le film. Cf la scène des géants de pierre). Soit on est satisfait car Peter Jackson à l'image de George Lucas nous raconte les prémisses du Seigneur des Anneaux, liant explicitement les deux trilogies.

Je crois que c'est comme cela qu'il faut voir cette nouvelle saga. Ce n'est pas juste une adaptation du seul roman Bilbo le Hobbit, c'est également une adaptation d'autres livres de Tolkien. On y retrouve un personnage pas vraiment présent dans Bilbo (mais dont Tolkien nous fait tout de même mention) qui sera très important dans Le Seigneur des Anneaux. Cela permet de faire de cette nouvelle saga, un prélude à l'ancienne trilogie.  J'aime bien cette idée, et ça permet aux gens ayant déjà lu le livre d'être tout de même surpris.

J'ai moins aimé : Trop de clins d'œil tue le clin d'œil : Gandalf qui s'énerve devant les nains comme il s'était énervé contre Bilbon dans La communauté de l'Anneau, des répliques cultes reprises : « Fuyez, pauvres fous » contre « courez, pauvres fous. » Les nains cachés sous un rocher, à l'image des hobbits cachés sous les racines d'un arbre pour échapper à l'ennemi, l'Anneau qui tombe et tourbillonne autour du doigt de Bilbon, rappelant le même plan avec Frodon. J'adore les clins d'œil, mais là, j'avais presque l'impression de voir du copier-coller... C'était un peu dommage. Bon ce n'est que quatre-cinq scènes dans un film de presque trois heures. Mais bon, ça m'a un peu agacé. Les chansons des nains (Euh oui ? Pourquoi ? Ok, si le film ressemblait à un film pour enfants, sauf que ce n'est pas vraiment le cas !) (Edit : Les chansons sont bien présentes dans le livre, mais l'univers n'est pas le même, celui du livre est bien plus enfantin). Un autre point que je trouve également un peu dommage : vouloir que le film dure presque trois heures et tirer sur les ficelles, alors que certaines scènes auraient très bien pu être raccourcies. Je ne m'ennuie jamais quand je vois un film pour la première fois, je ne me suis pas non plus ennuyée en regardant ce film, mais avec du recul, je pense que j'aurai également aimé si le film avait duré 15 minutes de moins, et ça aurait permis à certains spectateurs de ne pas s'ennuyer.

Copains !

Pour conclure : Vous l'auriez compris, je suis un peu perplexe, mais le bilan est tout de même positif. Que Peter (oui, je le connais personnellement) cesse de copier-coller des plans de son ancienne trilogie et tout ira bien. Ça reste un très bon film, un très bon périple, une belle aventure, on s'attache rapidement à la compagnie, on est content de savoir comment Bilbon s'est emparé de l'anneau, de Dard, de revoir les différents protagonistes. Je préfère et je préférerai sans doute toujours la première trilogie, mais j'irai voir celle-ci au cinéma avec enthousiasme et ravissement. 


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vendredi 28 décembre 2012

La guerre est déclarée – Un message d'espoir


Bonjour les filles ! Hier soir, j'ai regardé le film La guerre est déclarée pour la première fois, et je n'ai pu m'empêcher de vous en faire un petit article. Peut-être réussirai-je à tenter celles qui ne l'ont pas encore vu.

Synopsis : Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur... (Petit coup de cœur pour ce résumé tout droit sorti d'Allociné)

La Guerre est déclarée nous raconte l'histoire d'un couple mettant tout en œuvre pour sauver leur petit garçon atteint d'une tumeur au cerveau. Mais la grande singularité de ce film est d'être écrit, réalisé, joué par Valérie Donzelli et Jérémie Elkaim qui ont vécu la même histoire. C'est aussi ce qui en fait la force.

Bien que le sujet soit dur, difficile, ce film est un message d'espoir, un combat pour la vie et le bonheur. On ne tombe pas dans le mélodrame, les personnages ont le sourire aux lèvres, la joie au bord du cœur. Et ce, même dans les moments difficiles. Évidemment on ne peut éviter quelques larmes, mais le film reste très positif !

L'affiche seule est "un hymne à la joie"

Mon ressenti immédiat : Troublée ! mais souriante.

Avec un peu de recul : C'est un beau film que je suis contente d'avoir regardé. Merci de me l'avoir conseillé. Mais je m'attendais peut-être à quelque chose d'encore plus positif, le thème reste tout de même difficile. Même si j'ai ri, même si j'ai senti mes poumons se remplir d'espoir, il y avait toujours un arrière-goût tristounet. Mais non, je n'ai pas pleuré. Il n'y a pas de raison, je le répète : Espoir, combat, amour, vie. Aucune raison de pleurer. 

J'ai aimé : La rencontre entre les deux personnages. Le côté enfantin de leur relation. Le jeu des couleurs. La manière de filmer. (un appareil photo si, si. Ne vous inquiétez pas, ça ne donne pas du tout mal à la tête, les images ne sont pas du tout tremblotantes) La musique. Les répliques de Juliette. Le jeu d'acteur du bébé (oui, c'est un gosse, il ne joue pas, mais ça m'a tout de même impressionné.) La fin. Les dernières images du film. Les touches d'humour.

J'ai moins aimé : On m'avait annoncé un film à la Amélie Poulain quand on me l'avait conseillé. J'y retrouve quelques couleurs, quelques touches, mais le sujet est tout de même moins frivole. C'est beaucoup plus sérieux. Je ne m'attendais pas à ça. La scène où Juliette annonce la maladie de Adam (un peu trop mélodramatique pour le coup)

Pour conclure : C'est un film à voir ! Pour les acteurs, pour l'histoire, pour la mise en scène, pour l'ambiance, pour l'espoir, pour l'amour, pour la dimension autobiographique et pour leur courage ! (C'est moi, qui tombe dans le mélodramatique là !) Bref, si vous avez l'occasion de le regarder, n'hésitez pas !


"On a qu’à se dire tous les trucs qui nous font peur et comme ça on se sentira mieux"



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vendredi 14 décembre 2012

Populaire - Un bon petit film français


 Quand on voit l'affiche du film Populaire de Régis Roinsard pour la première fois, on se demande vraiment de quoi parle le film. Je dois avouer que l'affiche m'avait laissée assez perplexe. Je n'arrivais pas vraiment à comprendre le sujet du film, ni le rapport entre le titre et la machine à écrire. Tout ce que je savais, c'est qu'il y avait des bons acteurs : Romain Duris, Déborah François, Bérénice Bejo... Et en me penchant par dessus des épaules dans le métro, j'ai pu lire plusieurs bonnes critiques dans le journal.

Quelques jours plus tard, je tombe sur Déborah (oui, on est amie intime) faisant la promo du film dans une émission de télévision. Bande annonce oblige, je commence à comprendre le thème général. Une question me taraude alors : comment peut-on faire un film tout entier sur un concours de dactylographie ?



En fait, quand on s'arrête un peu sur l'image, on comprend mieux le thème général : la machine à écrire (rose) au premier plan, le code-couleur sur les touches du clavier, les feuilles qui s'envolent créant un effet de mouvement, la jeune femme dans le O du titre, tapant à la machine avec un numéro dans le dos... le thème était très clair, c'était juste moi, qui à 8h du matin dans le métro, n'avais pas très envie d'analyser l'image. On comprend que le film relatera la préparation du concours, et le concours lui-même, et qu'il reposera sur le duo, le couple Romain Duris-Déborah François, et qu'il s'agira même d'une histoire d'amour (le fond rouge, représentant la passion amoureuse). Et puis, je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai l'impression que les deux ombres au fond s'embrassent (ou en tout cas sont penchées l'une sur l'autre)

Bref, on m'a proposée d'aller voir le film. En ayant eu de bons échos et adorant aller au cinéma, j'ai tout de suite acceptée.

oOo

Le synopsis :  En 1958, Rose Pamphyle, ne supportant pas la vie qu'elle mène et s'apprête à mener chez son père, part à Lisieu où Louis Echard, patron d'un cabinet d'assurance, cherche une secrétaire. La jeune fille s'étant entraînée à taper sur la machine à écrire présente dans la vitrine de la boutique de son père se présente à l'entretien d'embauche. Louis décide de prendre Rose à l'essai : la jeune fille est en effet capable de taper à la machine à une vitesse impressionnante. Mais la jeune femme étant très maladroite, Louis accepte de l'embaucher à la seule condition qu'elle participe en contrepartie à des concours de vitesse dactylographique. Son patron devient alors son entraîneur et la pousse au bout de ses limites pour qu'elle devienne la meilleure.

Mon ressenti immédiat : J'ai beaucoup aimé. ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un bon film français au cinéma.

Avec un peu de recul : En soi, malgré le thème original (oui, les films sur des concours de dactylographie, c'est quand même assez rare), le traitement reste assez classique : un entraînement intensif et sportif (oui, oui), des concours, et une histoire d'amour entre l'entraîneur et l'entraînée. Mais le film est frais, rythmé, drôle, touchant. On se mord souvent les doigts en encourageant Rose, en espérant qu'elle gagne ou même en hurlant au plus profond de nous-même à Louis : "embrasse-la". La fin est un peu attendue, mais ça ne nous empêche pas de sortir de la salle avec le sourire.

J'ai aimé : les acteurs, le duo Duris-François très attachant, l'insolence de Rose, la tension sexuelle qui règne entre les deux personnages, les jeux de couleurs dans certaines scènes, les mouvements de caméra et la succession très rapide des plans lors des concours qui ajoutent au suspens, la manucure de Rose (oui, oui, je suis restée bloquée sur ses ongles assez souvent dans le film), la musique très agréable et les touches d'humour.

Pour conclure : si vous aimez le cinéma français, ces acteurs, et que vous cherchez un film sans prise de tête pour vous divertir : foncez !

Wouuuah, des ongles, du vernis, des couleurs




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